28 avril 2007
Errance
Etre là et ne savoir absolument pas de quoi seront fait les prochains mois ! Ce voyage vers l’incertitude doit prendre fin ; il faut que je retrouve la gouverne qui me remettra dans le bon vent. Pour un interlude on peu dire qu’il s’est avéré bien plus long et complexe que prévu.
26 avril 2007
Il y a de la joie...
Merde, ça fait bientôt trois ans que je galère pour retrouver un job ; cet état de chose n’est plus possible ! Faut vraiment que je me bouge le cul, que je sente l’urgence de ma situation. Dans le temps on pouvait toujours se rencarder sur la presse quotidienne ; il était facile de dénicher à droite ou à gauche sur un de ces quotidiens une petite annonce qui vous redonnait un brin d’espoir. Mais aujourd’hui rien ! Même le lundi la rubrique emplois des quotidiens nationaux ressemblait au néant. Il était pratiquement impossible de se dire qu'on trouverait l'offre adéquate en consultant ce genre de journaux. Alors bien sur me direz vous, il restait Internet et toute la flopée de sites consacrés à cela y compris les offres privilégiées des institutions concernées. Mais là se posait un autre genre de problème. En effet, les annonces étaient consultables par tout le monde et donc pour un poste proposé se pointaient une multitude de candidats et comme souvent en de tels cas, les employeurs ne retenaient que les meilleurs CV en privilégiant bien entendu la jeunesse et le cursus. J’avais 43 piges et je me retrouvais en lutte avec des gamins de 22 ans en pleine bourre et si par bonheur je décrochais un entretient, je discernais immédiatement dans l’œil du recruteur que je ne faisais pas l’affaire pour x et x raisons.
25 avril 2007
Dans la nuit
Ce sont juste quelques mots surgissant de la nuit. Quelques mots pour transcrire une étrange impression.
Perdre à nouveau la trame du réel et me retrouver là dans un espoir fou. Pourquoi cette distance encore ?
Comment ne pas croire que puisse exister cette frontière entre moi et l’invisible ? Les explications viendront après puisqu’il faut toujours tout expliquer.
22 janvier 2007
...
Salut à toi l'abbé du coeur...
18 janvier 2007
Bribes (54)
La première tentative fut un échec. Il n’y avait rien d’autre à faire que de réessayer encore en espérant plus de succès.
Jack pris une profonde inspiration, se concentra quelques instants puis après un effort que d’autres qualifieraient de surhumain, réussit tant bien que mal à s’extirper du sas.
Celui-ci paraissait tellement étroit, qu’il semblait impossible qu’un homme triomphe d’une telle entreprise.
15 janvier 2007
Bribes (53)
Je pénétrai un peu plus en profondeur dans la foret, à la recherche d’un arbre centenaire. Une fois celui-ci trouvé je fis de mon mieux pour amasser un tas de petites branches fraîches que je recouvris d’un tapis de mousse épais. Le résultat obtenu était à la hauteur de mes espérances ; je n’eus plus qu’à m’installer en position de méditation afin de passer la nuit.
08 janvier 2007
bribes (52)
Je renoue ces jours-ci avec la marche à l’intérieur de ma conscience. Il se pourrait bien que cela soit une espèce de technique yoguique assez méconnue ; pourtant après quelques essais elle devient de plus en plus facile à effectuer. Il faudra que je pense à regarder dans le Vijnana si cette méthode s’y trouve exposée.
29 décembre 2006
...
Il est des livres qui sont des chocs. Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline en est un. Que dire…un style incomparable, un envoûtement à chaque instant, des scènes surgissant d’on ne sait où, l’art de l’écriture portée à son sommet. Bonne année à tous.
20 décembre 2006
Bribes (51)
J’ai une écriture de cochon et une âme de chien. Parfois je croque un carré de poisson congelé réchauffé de la veille ayant passé la nuit au réfrigérateur. Cela dégoûterait plus les occidentaux que les Asiatiques. Evidemment je suis un parjure, un parasite !
N’y a t il pas honte à avoir que de se contenter d’écrire des âneries ( en tout cas c’est ainsi qu’elles seront perçues par les biens pensants) au lieu de faire bénéficier un grand groupe commercial des atouts que je pourrais lui apporter ? Je me rends compte et je le revendique que je suis un paria de la société, un propre à rien, un bon à nibe qui se contente de vivre sur le dos des autres et qui quelquefois s’estomaque de ses pseudo découvertes psychologiques.
L’irrévérence à une nature sacrée. L’impertinence aussi. Amen !
14 décembre 2006
Bribes (50)
Elle avait pris pour habitude chaque matin de s’entourer les mains d’une bande de gaze transparente en s’arrangeant de telle sorte que ses doigts gardent leurs mobilités. Une fois ce rituel accomplis, elle se dirigeait inéluctablement d’un pas traînant vers la porte- fenêtre et en écartait délicatement les rideaux de soie brodés. Ensuite tout doucement, elle appuyait son front contre la vitre et restait ainsi jusqu'à ce que sonnent les neuf heures à la pendule.